Jacques Offenbach

Jacques Offenbach
Sans nul doute mon compositeur favori. Que de plaisir je peux prendre en écoutant ses opéra-bouffes...

Le 20 juin 1819, Marianne donne le jour à son septième enfant, Jacob, le futur Jacques Offenbach. En 1826, Isaac devient chantre à la synagogue.

On est tous musiciens dans la famille Offenbach, mais le plus doué est sans contexte le jeune Jacob qui fait notamment preuve de dons exceptionnels pour le violoncelle. Tout ce petit monde donne des concerts qui sont fort prisés : Isaac songe alors sérieusement à emmener à Paris, où ils pourront plus sûrement faire reconnaître leur talent, deux de ses fils, Julius et Jacob.

En novembre 1833, Isaac, Julius et Jacob arrivent dans la capitale française. Le père réussit à faire admettre ce dernier au Conservatoire de Paris dans la classe de Vaslin. Tandis que Isaac repart pour Cologne, Jacob (bientôt Jacques) se perfectionne, mais quitte au bout d'un an le Conservatoire dont l'atmosphère ne lui convient guère.

Il obtient une place de violoncelliste à l'Opéra-Comique où il restera deux ans. Ses premières compositions (surtout des valses jouées dans l'établissement d'un certain Jullien), ses concerts dans les salons où il est introduit par Flotow lui assurent un début de notoriété.

Le jeune musicien connaît quelques années difficiles. Son véritable premier ouvrage lyrique, L'alcôve, est un échec.
En 1850, il devient chef d'orchestre à la Comédie Française où il compose les ouvertures et entractes pour les spectacles du théâtre. Il restera dans cet établissement jusqu'en 1855.

Musicien de théâtre dans l'âme, Offenbach cherche des salles d'accueil. Ses tentatives pour être joué à l'Opéra-Comique ayant échoué, il se tourne vers les théâtres privés. La salle Herz donne Le trésor à Mathurin le 7 mai 1853 et le théâtre des Variétés Pépito le 28 octobre de la même année. L'accueil de la presse et du public est excellent. Hervé, qui a obtenu quelques mois auparavant le privilège d'ouvrir un théâtre (Les Folies-Nouvelles), donne Oyayaye ou La Reine des Iles d'Offenbach, ouvrage qu'il interprète lui-même avec son complice Joseph Kelm (juin 1855).

Après moult démarches, Offenbach obtient en 1855 l'autorisation d'ouvrir une salle, au Carré Marigny, proche de l'Exposition Universelle. Le 5 juillet, l'inauguration de ces "Bouffes-Parisiens" est un triomphe avec au programme deux œuvres du nouveau directeur : Les deux aveugles et Une nuit blanche.

L'hiver venu, Offenbach installe " ses " Bouffes-Parisiens rue Monsigny, où il donne successivement une série de petits bijoux musicaux en un acte. On citera en 1857 Ba-Ta-Clan, Croquefer, Vent du Soir et Le mariage aux lanternes (nouvelle mouture du Trésor à Mathurin).

L'année 1858 marque un tournant dans la carrière d'Offenbach et, et l'on peut aussi le dire, dans l'histoire de l'opérette française. La réglementation, qui limitait le nombre des personnages sur scène pour un même ouvrage, est assouplie. Offenbach et Hervé, notamment, vont pouvoir laisser aller leur imagination.

Après une mise en train avec Mesdames de la Halle (5 mars 1858), la première grande opérette française voit le jour le 21 octobre 1858 : Orphée aux Enfers est l'événement de la saison. Le départ est un peu difficile, Offenbach remanie plusieurs fois sa pièce et le succès se dessine enfin (228 représentations consécutives, un triomphe à l'époque).

L'année 1860 : Offenbach obtient la nationalité française, Orphée fait un triomphe à Bruxelles et à Berlin.

L'époque de la grande période " Offenbach " approche : en attendant, entre 1861 et 1864, le compositeur devient célèbre à Vienne où ses ouvrages seront régulièrement représentés (il compose même pour l'Opéra de Vienne Die Rheinnixen qui ne sera jamais donné en France) ; il se rend chaque année dans la ville d'eaux de Bad Ems en Allemagne où il créera plusieurs ouvrages en un acte ;

De 1864 à 1870, c'est le trio " infernal " Offenbach, Meilhac et Halévy, souvent appuyé par le talent et les " débordements " de l'exquise Hortense Schneider qui éclairera les dernières années d'un Empire dont les fastes apparents masquent l'état de délabrement réel.

La Belle Hélène (Variétés, 17 décembre 1864) est un triomphe. En 1866, Barbe-Bleue est également un succès. Et, le 31 octobre, en prélude à la grande Exposition Universelle de 1867, La Vie Parisienne déchaîne l'enthousiasme du public au théâtre du Palais Royal.

Le 12 avril 1867, La Grande Duchesse de Gérolstein fait une entrée remarquée en pleine exposition. Chose étonnante : ce chef d'oeuvre (repris l'an passé avec Félicity Lotte => a voir c'est une pure merveille, j'ai une copie, prise sur Mezzo, en dvd pour ceux qui ca interesserait) pourtant dénonciation d'un militarisme excessif, ne sera pas censuré par les autorités de Napoléon III

1868 est l'année de La Périchole. On citera encore, au cours de cette période Les Brigands qui n'a pas gardé, à tort, la même notoriété que les ouvrages précédents.

Compte tenu de ses origines, Offenbach est injustement calomnié au cours du conflit franco-prussien. Il se réfugie un temps en Espagne avec sa famille. il reviendra en 1871.

Malgré les souffrances occasionnées par la goutte, Offenbach travaille d'arrache pied : il tente d'achever la partition des Contes d'Hoffmann commencée quelques années plus tôt., et dont il attend beaucoup ; en même temps, il compose Madame Favart (1878) et La Fille du tambour-Major (1879) qui seront (surtout ce dernier titre) de grands succès. En mars 1880, il se rend à Bruxelles pour la création de La Fille du Tambour-Major. Mais sa santé décline encore... Il s'éteint le 5 octobre 1880, ayant pratiquement terminé ses Contes.

Les Contes d'Hoffmann recevront un triomphe sur la scène de l'Opéra-Comique le 10 février 1881.

Humour, verve, truculence, cocasserie, sont quelques-uns des qualificatifs donnés à la musique d'Offenbach. Cette musique joyeuse, spirituelle, tendre parfois, brillante, soignée, qui n'exclue jamais la qualité musicale, rallie encore aujourd'hui tous les suffrages.
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# Posté le jeudi 09 juin 2005 04:28

Modifié le vendredi 10 juin 2005 04:16

citation

Lorsque les nazis vinrent chercher les communistes, je me suis tu : je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je me suis tu : je n'étais pas social-démocrate.
Lorsqu'ils sont venus chercher les Juifs, je me suis tu : je n'étais pas Juif.
Lorsqu'ils sont venus chercher les catholiques, je me suis tu : je n'étais pas catholique.
Lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester.


Pasteur Martin NIEMOLLER, Président des Eglises réformées de Hesse-Nassau, 1950 ( interné en Allemagne de 1938 à 1945)
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# Posté le vendredi 10 juin 2005 03:01

Théâtre : Georges Feydeau

Théâtre : Georges Feydeau
En théâtre comique pour moi c'est LE maître. très peu fond de l'aussi drôle. Mon seul regret c'est ne n'avoir jamais pu jouer un Feydeau avec l'Académie. J'ai jouer un extrait de "On purge bébé" pour un examen... mais bon ca laisse en moi un goût d'inachevé.


Auteur dramatique français (1862-1921), il est le fils du romancier Ernest Feydeau. Georges Feydeau renouvelle la forme du vaudeville, par la précision mécanique des situations (chiquenaude initiale, quiproquos, rebondissements en cascade...), jointe à l'efficacité cocasse de son style.
Dès l'adolescence , il écrit des monologues, puis des pièces qu'il lui arrive d'interpréter lui-même. Il obtient son premier succès avec la troisième, Tailleur pour dames (1887). Au cours des années suivantes, il présente une demi-douzaine d'autres oeuvres, qui ne parviennent cependant à convaincre ni le public, ni les critiques.
Enfin, en 1892, Monsieur chasse remporte un triomphe. Suivent Champignol malgré lui et Le système Ribadier, qui ouvrent la voie à une série de classiques du vaudeville : Un fil à la patte et L'Hôtel libre échange (1894), La dame de chez Maxim (1899), La Duchesse des Folies-Bergère (1902), La puce à l'oreille (1907), Occupe- toi d'Amélie (1908).

Feydeau prend alors ses distances avec le vaudeville pour composer des farces conjugales en un acte dont le comique féroce et poignant lui a peut-être été inspiré par l'échec de son mariage avec Marianne Carolus-Duran. Citons Feu la mère de Madame (1908), On purge Bébé (1910), Mais n'te promène donc pas toute nue! (1911)...
Le comique des pièces de Georges Feydeau n'exclut pas une certaine vérité dans laquelle la bourgeoisie fin de siècle et le monde interlope parisien se reconnaissent et retrouvent leurs fantasmes et leurs désirs inassouvis. Si la morale est presque toujours sauve, elle le doit visiblement à la seule convention théâtrale.

Il s'éteint en 1921 atteind de la syphillis, alors qu'il s'appretait à écrire pour le cinéma, et notamment pour Charlie Chaplin
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# Posté le vendredi 10 juin 2005 03:43

Modifié le vendredi 10 juin 2005 11:18

Quelques photos des Têtes de l'Art

Quelques photos des Têtes de l'Art
Photo de groupe des Tetes de l'Art
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# Posté le vendredi 10 juin 2005 04:17

Le Festival de Pates 2004

Le Festival de Pates 2004
Octobre a vu notre souper-karaoké. Un joli succès, une excellente ambiance.
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# Posté le vendredi 10 juin 2005 04:21